Les crépis normaux peuvent être réalisés à la chaux à laquelle on incorpore du grès à la place du sable on retrouve ainsi la couleur de nos crépis d’autrefois… Evitez de construire à proximité d’une exploitation agricole ou d’une entreprise artisanale ; le terrain doit avoir une surface d’au moins 2500 m² afin d’éviter l’empilement des projets et des populations.
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| RESTAURER EN MONTAGNE BOURBONNAISE |
Il faut être simple,
avoir le désir d’œuvrer dans l’esprit
d’autrefois ; évitez d’être original
à tout prix, partisan du faux vieux. Remettez si
possible une toiture à l’identique : les
matériaux employés naguère ont été
choisis par rapport à la conception de la charpente.
L’ardoise est bien plus légère que
la tuile plate par exemple. |
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| Ne pas agir au jour le jour en suivant
son intuition mais programmer et hiérarchiser les
priorités. |
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Il faut veiller à l’harmonie
de la construction . Si l’on doit agrandir, l’extension
doit se fondre avec l’ensemble, éviter les
petits rajouts anachroniques. |
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| Conserver au bâtiment son
caractère, même dans les transformations
ou agrandissements. Ne surélevez pas sans nécessité. |
Employez les matériaux typiques de notre région,
si ceux-ci sont introuvables en neuf, récupérez
l’équivalent dans une démolition ou chez
un marchand de matériaux spécialisés.
Guidez les exécutants avec décision, sans changer
constamment d’avis, mais comprenez leurs difficultés.
Respectez l’environnement dans sa globalité.
Une maison est implantée dans un village, faites qu’elle
se fonde harmonieusement avec son entourage ? Ne négligez
pas la restauration du petit patrimoine adjacent : bachasses,
puits, murets…
Les
matériaux de récupération |
Maçonnerie |
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Ils
sont à la mode. Ils permettent de refaire ou d’agrandir
à l’identique, ils sont souvent moins onéreux
que les matériaux neufs. Des commerçants spécialisés dans ce type de matériaux existent sur les trois départements (Allier, Loire, Puy de Dôme). On doit cependant veiller à ne pas placer des matériaux incongrus issus de régions aux savoir-faire différents des nôtres. |
N’employez jamais de ciment, il piège l’humidité dans les murs, mais préférez lui la chaux. Veillez à incorporer du grés à la place du sable pour confectionner le mortier. Ce dernier sera teinté et ne se remarque pas.
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| RÉHABILITATIONS DE LOGEMENTS VACANTS |
A la vue de ce constat la CCMB a décidé d’apporter
deux types d’aide pour la remise sur le marché
locatif de logements vacants à usage locatif privé
et pour la création de gîtes ruraux à
travers le label « Gîtes de France ».
Cette prime sera versée en complément des aides
déjà accordées par le Conseil Général
de l’Allier et le Conseil Régional d’Auvergne
pour les propriétaires réhabilitant des logements
vacants et désireux de les remettre sur le marché
locatif.
La Communauté de Communes a délégué
au PACT ARIM de l’Allier la gestion et le traitement
des dossiers qui comprend :
une étude technique et projet
d’aménagement, |
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une assistance au montage
du dossier de financement, |
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une prime de 1 600 € HT au maximum,
versée par la CCMB représentant 10% des
travaux HT dans la limite de 10 dossiers par an (pour
les logements loués, une aide complémentaire
de 1 600 € HT au maximum pourra être accordée par le Conseil Régional d’Auvergne). |
| Attention |
Jusqu’au mois de février
2005, un taux de subvention de 50% maximum sur l’investissement
peut-être atteint pour la création de gîtes
ruraux à travers le label « Gîtes de
France » (cumul des aides du Conseil Général
de l’Allier, du Conseil Régional d’Auvergne,
des fonds Européen). Les dossiers devront être
déposés auprès des services de la
DDAF avant février 2005, et les travaux devront
être terminés (factures acquittées)
avant le mois juin 2006. Après le mois de février 2005, le taux de subvention maximal sera ramené à 30%. Renseignez-vous au plus vite auprès de Gîte de France 04 70 46 81 56. |
![]() Claude Ricaud |
Bien entendu, offrant les premiers sommets dépassant mille mètres depuis Paris, la Montagne bourbonnaise, mise fortement sur le développement de l’activité touristique qui constitue un apport important notamment pour les commerçants et artisans locaux. Syndicat Mixte d’Aménagement Touristique et Communauté de Communes ont travaillé ensemble depuis plusieurs années pour proposer de nombreuses activités aux visiteurs de passage : 400 km de sentiers balisés et entretenus, hôtels, gîtes, tables et chambres d’hôtes, musées, maisons d’accueils, produits du terroir, activités sportives estivales et hivernales.
La Communauté de Communes de la Montagne Bourbonnaise, qui a succédé au SIVOM du Mayet de Montagne, travaille depuis de nombreuses années avec les représentants de la filière bois. Ces activités se sont concrétisées par l’élaboration de schémas de desserte prioritaire des massifs forestiers et par la réalisation de 70 km de voiries forestières. Chaque année, la Communauté de Communes consacre plus de 150 000 euros de son budget à la voirie forestière. En outre, elle est membre fondatrice du Comité pour la Valorisation Forestière des Monts de la Madeleine (COVALFOR), avec qui elle travaille sur la rédaction d’une charte de transport du bois et sur les projets de développement de la filière. En 2003, une aide de 5 000 euros a été accordée au Groupement des Scieurs de la Montagne Bourbonnaise pour l’étude de la faisabilité technique et commerciale d’achat de matériel en commun. Deux commissions de travail de la Communauté de Communes, qui en compte neuf, sont exclusivement consacrées à ces problématiques : la Commission Forêt pour la voirie forestière et la Commission Filière Bois pour tout ce qui concerne le développement.
Cependant, soucieuse de préserver son cadre de vie, la Communauté de Communes met en place une réglementation des boisements afin d’éviter que ce territoire ne devienne qu'un vaste massif forestier au détriment d'autres activités. Néanmoins, consciente des enjeux économiques de la filière, la Communauté de Communes met en place une charte forestière de territoire pour développer la filière tout en préservant l’environnement et les paysages de la Montagne Bourbonnaise.
Une ressource abondante
Omniprésente en Montagne Bourbonnaise, la ressource
forestière s’étend sur près de 20 000 ha, ce
qui représente un taux de boisement de 49 % (1) (source
: Système d’Informations Géographiques de COVALFOR
(2)). Les feuillus (Hêtre essentiellement) demeurent
majoritaires (59 % de la surface boisée) mais les résineux
(Douglas, Epicéa, Sapin) représentent l’essentiel
de la production.
Privée à 93 %, cette ressource est partagée entre
5 750 propriétaires - sylviculteurs, la surface moyenne par propriétaire
étant d’environ 2,4 ha. 87 % d’entre eux possèdent
moins de 4 ha (ils représentent 37 % de la surface de forêt
privée) et 1 % plus de 25 ha (ils représentent 21 % de la
surface de forêt privée et sont soumis à plans simples
de gestion).
Quant aux forêts publiques (État, communes, section de communes),
elles couvrent 1 100 ha, soit 7 % de la surface boisée.
Très morcelée, cette forêt a toutefois été
largement désenclavée : 80 km de pistes ou chemins forestiers
et près de 30 places de stockage ont été réalisés
depuis 15 ans.
(1) A noter que les données cadastrales sous-évaluent
ce taux de boisement puisqu’elles n’indiquent qu’un
taux de boisement de 37 %. Cela provient notamment du fait que beaucoup
de propriétaires n’ont pas signalé le changement de
nature de culture de leurs parcelles lorsqu’ils les ont boisées.
(2) Ces données sont issues des résultats de l’Inventaire
Forestier National, entre autres, provenant de survols aériens
effectués en 1997.
Un milieu naturel à entretenir et à préserver
Bien qu’omniprésente, cette ressource forestière
est peu valorisée : on estime que moins de 50 % de la production
biologique annuelle est récoltée. Aussi, les peuplements
capitalisent, vieillissent et se fragilisent grandement :
| le « renouvellement des générations », notamment dans les sapinières et hêtraies, n’est plus assuré | |
| les plantations résineuses, introduites en masse dans les années 1960 - 1970, sont insuffisamment éclaircies alors qu’elles entrent maintenant en phase de production. |
Une augmentation de la récolte de bois s’avère donc indispensable.
Mais cette hausse de la récolte aurait également de nombreuses
positives conséquences sur les écosystèmes : en exploitant
les arbres arrivés à maturité, la lumière
pénètre davantage à l’intérieur des
peuplements forestiers, favorisant ainsi la biodiversité : apparition
d’essences secondaires, de plantes diverses, de champignons…
Par ailleurs, les peuplements seraient mieux adaptés à l’accueil du public : en étant davantage ouvertes, les forêts sont plus accueillantes au public nombreux venu de Vichy, Roanne…
Cela contribuerait également à réduire l’effet de fermeture des paysages.
Cette augmentation de la récolte représente ainsi de véritables enjeux, tant au niveau économique qu’environnemental ou social.
Des entreprises à sauvegarder
Dans son intégralité (c’est-à-dire de la gestion forestière à la production de meubles ou de charpentes), la filière forêt-bois de la Montagne Bourbonnaise représente 54 entreprises pour environ 100 emplois :
| Secteur
d’activité principal |
Nombre
d’entreprises (2002) |
| Travaux
forestiers |
17 |
| Scierie |
14 |
| Charpente |
1 |
| Menuiserie
– Ebénisterie |
15 |
| Divers |
7 |
| TOTAL
|
54 |
Récolter davantage est ainsi possible et même
fortement souhaitable : Jean-Louis BIANCO, dans son rapport La forêt,
une chance pour la France (1998), qui a servi de base à la nouvelle
loi d’orientation forestière précisait :
- « orchestrer un énorme effort de productivité dans
tous les maillons de la filière ;
- récolter davantage (+ 2 millions de m3 en forêt privée
en 5 ans) ;
- mettre en place le processus de la gestion durable des forêts
».
Dominique JUILLOT, dans son rapport, signalait que « l’approche
globale et cohérente de la mobilisation des bois, par massif homogène,
n’est pas suffisamment développée (…). Nécessaire
à la productivité de la mobilisation des bois, elle rejoint
celle préconisée dans d’autres domaines (tourisme,
paysage, biodiversité…) : c’est l’objet des chartes
forestières de territoire. »
Pour la Montagne Bourbonnaise, l’objectif de la charte de territoire
forestier est d’accroître de manière significative
le volume et la valorisation des bois récoltés (1),
dans le cadre d’une gestion durable des espaces forestiers, en regroupant
les propriétaires des petites parcelles pour les opérations
de gestion et d’exploitation. Il s’agit notamment de :
1 |
développer la pratique des coupes d’amélioration dans les boisements résineux et les futaies de hêtre |
2 |
assurer le renouvellement des peuplements mûrs par une mise en régénération progressive afin de conserver un couvert durable et continu |
3 |
développer des méthodes d’exploitation bien adaptées aux peuplements et aux conditions de milieu. |
Actions proposées
1 |
Localiser, décrire et
évaluer les produits forestiers à récolter
(nature, volume…) en prenant en compte les volets environnementaux
(zones humides, paysages…) et touristiques (arboretum, route
du bois…) |
| 2 |
Confronter cette évaluation avec les
caractéristiques de la desserte (nature, densité…)
et la structure des unités de gestion (regroupement de
la gestion des parcelles pour atteindre des seuils rentables d’unités
de gestion) |
| 3 |
Evaluer l’impact sur l’environnement
de cette récolte |
| 4 |
Définir les massifs forestiers prioritaires
et les volumes à mobiliser |
| 5 |
Proposer un plan triennal coordonné
d’augmentation de la récolte de bois et de développement
des travaux forestiers |
|
La Communauté de Communes de la Montagne Bourbonnaise tient tout particulièrement à remercier Madame Catherine GALLON pour l’aide précieuse qu’elle a apportée à l’organisation de ce forum des originaires, ainsi que l’ensemble des personnes qui ont organisées les visites, sans qui cette journée n’aurait pas pu avoir lieu.
A bientôt en Montagne Bourbonnaise.
Pour consulter les
photos du 2ème séminaire, cliquez ici